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Notre cerveau émotionnel a la capacité à débrancher notre cerveau rationnel, analytique ou pré-frontal. Sous l’effet d’un stress important ou d’une forte émotion, le cortex pré-frontal est déconnecté. Il est alors incapable de guider notre comportement.

Au lieu de répondre à une situation, nous réagissons. Ce sont les réflexes et les actions instinctives de notre cerveau émotionnel .

Lors d’une émotion forte, le  cerveau émotionnel prend le dessus sur le cerveau rationnel et court-circuite nos pensées. Alors, nous sommes incapables d’agir de manière raisonnée et dans notre meilleur intérêt.

Inversement, le cerveau rationnel gère l’attention consciente et la capacité à réguler les émotions avant qu’elles  ne prennent le contrôle sur nous. Cette régulation est essentielle si l’on ne veut pas être sous l’emprise des émotions sans la capacité à se contrôler.

Toutefois, l’intervention du cerveau rationnel utilisé à l’excès finit par réprimer les émotions.

Nous devenons alors insensible, froid. Privés de nos émotions, nous perdons les repères les plus fondamentaux de notre personnalité : écouter ce que notre corps a à nous dire !

Nous perdons notre capacité à faire des choix. Choisir ce qui nous importe vraiment, choisir ce qui nous fait plaisir, choisir avec une juste sensibilité pour soi et pour les autres.

Le corps reste le principal champ d’action du cerveau émotionnel. Être à l’écoute des émotions et du corps est primordial. Capter les signaux d’alarme de notre système limbique ou cerveau émotionnel et devenir conscient des manifestations du stress dans notre corps.

L’état de « flux »

L’intelligence émotionnelle s’exprime de manière optimale quand les deux cerveaux, cortical rationnel et limbique, émotionnel coopèrent dans un état d’équilibre : le cerveau émotionnel donne l’impulsion et la direction, le cerveau rationnel organise. Cet équilibre se caractérise par un état de calme. Alors les bonnes décisions font jour, les pensées sont claires et en accord avec le présent. C’est une aspiration naturelle de l’être humain ou « l’état de flux » décrit par le psychologue américain Mihali Csikszentmihalyi.

L’état de flux nous permettrait de vivre le stress sans en être affecté outre mesure.

La question reste encore de savoir si un tel état est atteignable. Les récentes études faites sur certaines approches Corps-Esprit comme la méditation montrent que c’est possible. Cela dépend de chacun, de notre son vécu.

Notre quotient intellectuel n’évoluerait pas au cours de notre vie alors que notre quotient émotionnel est en constante évolution et ce jusqu’au terme de la vie.

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